LORS D’UN ATELIER, JE DOIS PARLER DE MES QUALITÉS… MES QUOI??

Je désire vous raconter une petite anecdote sur ma

participation à ces ateliers… Je me disais intérieurement

que je ne parlerais pas beaucoup ou pantoute, car moi et les

ateliers de groupes, vous savez? Ce n’est pas vraiment ma

tasse de thé.

À ma première rencontre, une nouvelle personne arrivant

à l’atelier comme moi demande si nous sommes obligés de

parler. L’intervenante lui répond que non, sauf à une occasion

en douze semaines, où tout le monde devra répondre à une

question. Ouf que je me suis dit… Une question, je n’en

mourrai pas!

Ben merde! Cette fameuse question-là était de notre

première rencontre, j’en tremblais. Après une pause, nous

revenons à la table et je tourne la page où est inscrit en lettres

majuscules : « Mes qualités. » Câline, il y en avait 70!

L’intervenante nous demande banalement d’encercler nos

qualités, fou braque comme atelier! Est-ce que j’en ai? Je

lève la tête, regarde tout le monde qui semble plutôt perplexe

à ce genre d’exercice, me replonge donc sur ma feuille et

commence à encercler mes qualités.

Pas facile ce genre de travail. Nous sommes tellement

habitués à nous faire dire nos défauts que nous finissons par

croire que nous n’avons que ça! Je lis et j’encercle de plus en

plus. Ayant terminé, je révise mes qualités, cela n’a pas bon

de bon sens, « j’en ai bien trop », que je me suis dit.

Puis l’animatrice nous demande si nous avons terminé et

avec un petit sourire, elle regarde la nouvelle venue ainsi que

moi-même et nous dit que la fameuse question, à laquelle

tous les participants devaient répondre était celle-ci.

Nous devions à tour de rôle dire haut et fort en commençant

chaque qualité par : « Je suis. » Mon cœur arrête pendant une

seconde, pis j’ai chaud sans bon sens! À tour de rôle, les

gens mentionnent leurs qualités. Je suis rassuré, car ils en ont

autant eux aussi…

Puis arrive mon tour, j’ai chaud, les mains moites et de petites

douleurs à la poitrine. Je dois sûrement être pâle. Ma douleur

monte d’un cran. Une gorgée d’eau et me voilà à dire « je suis

ceci, je suis cela ». Je n’aurais pas dû en mettre autant que je

me suis dit. Je trouve cela interminable comme exercice.

C’est pire que le supplice dela goutte d’eau.

Je termine ma nomenclature et elle me dit : « Pensais-tu

en avoir autant? » « Ben non », que je réponds béatement.

Passez donc à un autre appel, s’il vous plaît! Aujourd’hui,

j’en ris bien sûr et j’ai refait l’exercice et je m’en suis trouvé

d’autres qui n’étaient pas là, pas mal non?

 

Serge Larochelle

www.sergelarochelle.com